C’est quoi ces petites bêbêttes ?

Allo !

Voici un nouvel article sur les animaux du coin !

Vous savez, ici on est encore un peu des touristes, on s’étonne et s’amuse d’un rien : « Oh le petit écureuil, il est trop mignon ! »; « Oh les jolies feuilles rouges dans les arbres ! »; « Oh ici aussi ils vendent de la pâte feuilletée ! », etc.
Je commence par l’animal le plus mignon : l’écureuil. C’est mignon mais c’est un peu de la vermine car ça ronge tout. Mais bon… c’est mignon quand même !

Un de nos copains du parc Jacques Cartier à côté de notre appartement. (C’est le parc qui donne sur le lac) C’est le QG des écureuils là-bas, ça y batifole allègrement !

 

Voici aussi le Tamia Rayé ou « Suisse ». Ici on les appelle les Suisses car ils stockent beaucoup de réserves ! C’est mignon mais ça ronge beaucoup le bois.

Ce n’est malheureusement pas moi qui ai pris cette photo. Mon appareil se fait vieux et ne permettrait pas de capturer une image de ce petit animal furtif ! (Au sujet de l’appareil photo, je précise que tous les dons sont acceptés : virements, mandats internationaux, Western Union, chèque bancaire ou postal, mandat cash… 😉 )

Passons à un animal un peu moins mignon : la moufette !

La moufette ça a l’air choupinet comme ça. En fait, quand elle a peur, ses glandes anales sécrètent une immonde odeur. Un mélange d’oignon cru et de fiente de pigeon si vous voyez le genre … Là encore la photo n’est pas de moi, mais croyez-moi quand j’en croise une, je me carapate sans prendre de photo !

 

Certains d’entre vous reconnaîtront surement Pépé le Putois ou Pepe le Pew, personnage des Looney Tunes qui n’est autre qu’une moufette !

Passons aux pires des animaux du coin :

Les français sont de drôles de mammifères :
– ils parlent avec un accent bizarre un peu snob
– ils utilisent des expressions inconnues
– ils sont radins et ne donnent jamais de pourboire
– ils ne pensent qu’à la nourriture et au vin
– dans leur pays, tous les businessmen ont des maîtresses (sinon c’est qu’ils ont raté leur vie)
– ils ont un rapport étrange à l’argent : il ne faut surtout pas en parler !
– ils ne disent pas pour qui ils votent, c’est secret et ils risquent de se taper dessus s’ils n’ont pas les mêmes idées politiques
– ils critiquent notre système de santé
– ils râlent pour tout
– ils ont froid l’hiver et ont peur de la neige
– ils sont guindés et finissent leurs mails par « Cordialement »
– ils ne savent pas parler anglais correctement.

 

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C’est quoi qu’on cause ici ? (lesson 1 – unit 3)

Au regard des statistiques de visite du blog/blogue, les posts sur les expressions québécoises rencontrent un franc succès. Allons-y pour un nouveau cours de québécois pour les nuls !
– gosser : harceler « légèrement »

– gossage : embrouille, « prise de tête »

– les gosses : les testicules

– taponage : chose pas très intéressante à faire, travail fastidieux

– pogner : attraper, atteindre

– mon char : ma voiture

– la salle de bain : la salle de bain ET les toilettes

– ça a pas d’bon sens ! : ça n’a aucun sens

– les gogounes : les sandales, les tongs

– supposé : censé

– Ce sera pas bien long : ils le disent tout le temps quand on a besoin de patienter (au téléphone, dans un magasin, etc.)

– les souliers : les chaussures (de ville)

– les sneaks : les baskets

– à TV : à la télé

– ce soir à TV5 : ce soir sur TV5

– tire-toi une bûche : prends-toi une chaise

– pas si pire : pas mal

– 500 pièces : 500 dollars

– 5 sous : 5 centimes

– Oh boy ! = Ouh là là !

– niaiseux : idiot

– niaiser : prendre pour un con ou faire des bêtises

– Partout où y allaient : Partout où ils allaient

– une soumission : un devis

– téléroman : série télévisée

– un condom (prononcé « condon ») : un préservatif

– j’ai le goût de : j’ai envie de

– ça goûte bon : c’est bon

– la gang : le groupe

– ma job : mon job

– ça prend : ça nécessite

La suite au prochain épisode !

C’est comment la capitale du Québec ?

Jeudi et vendredi dernier je me suis rendue à Québec pour le travail.

Et c’est une ville superbe !

J’y étais allée il y a 15 ans, en 1997. J’avais alors 9 ans. Je ne me souvenais quasiment que du château et d’avoir mangé une glace au chocolat 1 boule aux allures de glace au chocolat 3 boules.

En visitant Québec et la colline parlementaire, j’ai notamment re-découvert l’assemblée nationale et le bureau de la première ministre.

Je ne crois pas l’avoir encore précisé. Les élections provinciales du 4 septembre dernier ont permis l’élection d’une femme à la tête du gouvernement québécois. La péquiste (membre du Parti Québécois) Pauline Marois a été élue. Auparavant, c’était le libéral Jean Charest qui était à la tête du gouvernement. La défaite de ce candidat a été causée notamment par de nombreuses affaires de financements douteux de son parti, par des scandales dans le monde de la construction, par le mécontentement des étudiants ainsi que la loi 12 qui limitait grandement les libertés des étudiants.

Ma découverte de Québec fût assez rapide, mais suffisamment intéressante pour que j’ai envie d’y retourner une nouvelle fois en compagnie d’Adrien.

Voici quelques photos en attendant notre prochain week-end là-bas !

L’assemblée nationale à la tombée de la nuit.

Le célèbre château Frontenac.

Le fleuve Saint-Laurent qui, plus haut, se jette dans la mer. D’ailleurs, pour nous français qui sommes habitués aux plus petits fleuves, on se croirait vraiment devant la mer à Québec. (Oh vous savez moi sans mes lunettes !)

Le parc des Chutes Charny à l’entrée de Québec.

Les chutes Charny.

C’est quoi ces conneries ?

Cet article aurait aussi pu s’appeler :

–          « Être malade au Québec ? Quelle drôle d’idée ! »

ou bien

« J’ai testé pour vous… le système de santé québécois ! »

Je m’excuse au préalable auprès de mes amis québécois de ce qui va suivre. A savoir la plainte d’une française exigeante et grincheuse qui critique votre belle province. Oui, je vais critiquer votre province et j’en suis désolée, j’aurais aimé ne pas avoir à le faire. Au fond, vous serez peut-être d’accord avec moi, chers québécois, et cela ne m’empêche pas de savourer chaque moment passé chez vous à découvrir vos us et coutumes ainsi que vos paysages si magnifiques ! Peace and love !

Être malade en général c’est assez pénible. Mais être malade au Québec m’apparaît aussi comme angoissant. Le système de santé ici me fait froid dans le dos et, il faut bien le dire, me révolte.

Je commence par le commencement : trouver un médecin généraliste ou un médecin de famille. Autant dire que trouver un adaptateur de prise Tombouctou-Québec est presque plus facile ! Chanceux sont les québécois à avoir un médecin de famille, soit parce qu’ils ont été sur une liste d’attente et ont fini par être « sélectionnés », soit parce qu’un membre de leur famille a déjà un médecin, soit parce qu’un ami est médecin, soit parce qu’ils habitent ici depuis toujours et qu’à force ils ont fini par en trouver un. Si tu n’es pas dans ce cas, démerde-toi ! Mets-toi sur une liste d’attente et peut-être que dans des années tu pourras avoir un médecin.

Qui plus est, le médecin généraliste est surbooké. Il ne prend généralement plus de nouveaux patients car sa clientèle l’occupe déjà à plein temps. S’il ne veut pas se tuer au travail, il n’accepte plus de nouveaux patients passé un certain stade. Enfin, pour avoir un rendez-vous avec lui, il faut compter environ 3 mois. C’est vrai que quand tu attrapes une gastro, attendre trois mois ça se fait les doigts dans le nez !

Si tu as la chance d’avoir un médecin, mais que tu as attrapé une vilaine grippe et que tu dois être traité urgemment, il faut te rendre dans une clinique où tu pourras éventuellement être soigné s’il n’y a pas déjà trop de monde qui attend. Sinon tu prends un ticket à l’accueil (comme à la poissonnerie), ton mal en patience et tu patientes dans la salle d’attente avec tous les autres porteurs de microbes ! La prochaine fois que je suis malade, je penserai à emmener mon livre, mon ordinateur, ma Game Boy et mon tricot pour patienter.

Si tu n’as pas de médecin de famille et que tu te rends dans une clinique, tu ne peux pas prendre de rendez-vous et tu n’existes pas. Ou presque pas. Tu essaies de te rendre dans plusieurs cliniques sans rendez-vous dès l’ouverture. Si tu as de la chance, il y en aura une qui aura de la place. Sinon tu rentres chez toi et tu recommences le lendemain.

Si tout ça te gonfle, que tu es véritablement malade, que tu as un travail et que tu n’as pas que ça à faire que de courir la ville avec tes 40° de fièvre et/ou tes ennuis intestinaux, tu te rends aux urgences. Aller aux urgences pour une gastro ou une grippe continue d’engorger ce système déjà complètement saturé. Les mourants, fractures ouvertes, accidents de voiture et autres te passent devant. Forcément. Et c’est normal. Tu devras donc attendre 8h, 10h, 12h avant de pouvoir avoir ton ordonnance. Et bien sûr, tu paieras probablement tes médicaments si tu n’as pas d’assurance médicaments.

Enfin si tu as besoin d’aller voir un spécialiste, il est fort possible qu’il n’y en ait pas dans ta ville. Un petit aller-retour à Montréal ou à Québec pour aller chez le dermato, c’est sympathique et ça fait voir du pays. Et puis, s’il faut 3 mois de délai pour aller chez le médecin de famille, je ne préfère pas imaginer celui pour aller chez le dermatologue.

Finalement, je me suis fait la réflexion que soigner son animal de compagnie au Québec s’avère bien plus aisé que se soigner soi-même. Inhumain ? Je trouve que oui.

Néanmoins, je nuance mes propos de jeune française révoltée pour aborder les points « positifs » de ce système.

Ici les infirmières ont souvent un diplôme universitaire et peuvent te délivrer des médicaments sans avoir à remuer ciel et terre pour trouver un médecin.

Ici le personnel de santé est, somme toute, très gentil et très accueillant. J’ai pour ma part reçu un excellent accueil. Le personnel était très compétent et compréhensif à mon égard.

Le médecin de famille te reçoit pendant au moins une heure dans son cabinet et aborde tous les aspects de ta vie : travail, stress, alcool, tabac, drogue, sexe, couple, enfants, etc.

Lorsque tu es « vraiment » malade ou potentiellement atteint d’une maladie sérieuse, on te passe au scanner (et c’est le cas de le dire). En trois semaines tu peux avoir fait : échographie, scanner, IRM et j’en passe ; afin de s’assurer que rien n’est grave ou, le cas échéant, de te fournir un traitement le plus rapidement possible.

Il y a probablement d’autres points positifs que je ne connais pas et aussi d’autres points négatifs que je ne connais pas. Un nouveau ministre de la santé a été nommé il y a peu dans le gouvernement de Mme Marois. La tâche qui lui incombe est immense mais dans une telle situation, chaque petit pas en avant compte.

C’est quoi qu’on cause ici ? (lesson 1 – unit 2)

Allez, parce que je sais que ça vous fait plaisir, voici une seconde vague d’expressions bien de chez nous !

 

– péter sa coche : piquer une colère

– céduler : planifier

– revamper : embellir

– magasiner : faire du shopping

– tabernacle, tabernouche et autres : merde, putain, nom de Dieu et autres jurons !

– la toilette : les toilettes

– la tuque : le bonnet

– la douillette : bon là j’ai toujours pas trop compris, mais je crois que ça désigne la couette enveloppée dans sa housse. Mais on peut le dire pour les adultes et pas seulement pour les enfants, c’est mignon !

– le duvet : la couette en plumes

– la fin de semaine : le week-end

– le cinéma maison : le home cinéma

– le téléphone intelligent : le smartphone

– débarrer : déverrouiller

– barrer : verrouiller

– c’est crissement bon : c’est drôlement bon

– hostie de calice de tabernacle : juron suprême !

– avoir de la misère : avoir des difficultés

– tomber en amour : tomber amoureux

– c’est pas si pire : c’est correct

– fait que : ça c’est un truc que les québécois disent tout le temps en début ou en milieu de phrase. Comme un tic de langage, un peu. Par exemple : « je suis pas venue hier au concert, fait que j’ai pu dormir plus longtemps » ou « fait que… si tu viens avec tes enfants, on pourra aller au parc ».

– tu as-tu trouvé ? : souvent, les québécois rajoutent « tu » après le verbe d’une question, comme pour bien marquer le fait que c’est une question. Par exemple : « tu as-tu faim? » ; « tu as-tu acheté ce que tu voulais ? », « il est-tu disponible ? » etc. etc.

– en titi : beaucoup. Exemple : « Ça fait mal en titi » ; « C’est loin en titi »

– tu me textes : tu m’envoies un texto

– la noirceur : le noir (de la nuit)

– la charrue : la déneigeuse

– capoter : adorer

– taffer : se dit aussi pour les objets « la machine va taffer encore deux ans »

 

 

 

Ca ressemble à quoi Sherbrooke ?

Bonjour à tous,

après vous avoir montré des photos de verdure, voici quelques photos du centre-ville et du côté plus urbain de Sherbrooke.

La ville est très étendue et la nature y prend toute sa place, comme vous avez déjà pu le constater. C’est le point très positif et agréable de cette ville : beaucoup de parcs, de verdure, d’arbres, de nature…

L’aspect un peu négatif c’est qu’il n’y a pas de véritable centre-ville où seraient rassemblés les cafés, restaurants, magasins, etc. Une de mes réflexion les premiers jours était de me demander si nous n’avions pas « raté » l’endroit où magasiner (et non pas « faire du shopping »). Non, nous ne l’avons pas raté, les boutiques sont éparpillées un peu partout et sont aussi rassemblées dans un grand centre commercial un peu en périphérie de la ville. Pour les cafés, bars et restaurants, nous avons finalement réussi à trouver notre bonheur également !

Un bout de la rue King-Ouest que j’emprunte tous les matins pour aller au travail. Elle est très longue et traverse tout l’ouest de Sherbrooke. Elle est prolongée par la rue King-Est (facile, non ?)

Un style d’architecture bien reconnaissable !

Au bout de la rue King Ouest on tombe sur un magnifique endroit donnant sur le lac des nations, la fontaine et l’hôtel Times, très chic !

 

Le Cartier, un chouette restaurant à deux pas de chez nous.

La fontaine en question.

Voici le carrefour près de chez nous à l’angle du boulevard Jacques Cartier et de la rue King-Ouest. Vers le nord, le boulevard monte vers le vieux-nord, plus vieux et plus beau quartier résidentiel de Sherbrooke. Vers le sud, il va en direction de l’université.

Le carrefour, un matin vers 8h.

Une des fresques murales ornant les murs de Sherbrooke. Il y en a plus d’une dizaine dans toute la ville.

La rue Wellington nord où je travaille. Je trouve que c’est la plus belle du centre-ville, je suis donc ravie !

Pour le rennais qu’est Adrien et la rennaise d’adoption que je suis, habiter près du restaurant le Saint-Malo, c’était obligatoire !
(Mention spéciale aux marseillais également)

C’est quoi qu’on fait ici ?

Tout le monde ne le sait pas, alors je vais expliquer un peu pourquoi on est là.

A l’origine de notre départ au Québec, il n’y a pas de coup de foudre pour le Canada, ni de désir profond d’y aller depuis notre plus jeune âge ou encore de coup de tête insensé nous poussant outre-Atlantique. Désolé, mais notre parcours est finalement réfléchi et organisé de façon plutôt rationnelle !

Adrien qui étudie à l’ESEO à Angers a eu la possibilité de venir étudier deux ans à l’université de Sherbrooke. Il existe un partenariat entre l’ESEO et l’université d’ici. Après avoir bien travaillé il a été admis et inscrit à l’université de Sherbrooke. Celle-ci est très grande et est le premier employeur de la ville. Adrien est étudiant en maîtrise d’informatique avec cheminement de type recherche. En gros c’est l’équivalent d’un master recherche sauf qu’ici ça revient à avoir bac + 6 et non bac + 5 comme en France. A la sortie de l’université de Sherbrooke, il aura à la fois le diplôme de l’ESEO et sa maîtrise en informatique de Sherbrooke : deux diplômes, en fait !

Sachant qu’il allait partir pour deux ans et que j’avais, moi aussi, bien envie de partir à l’étranger; je l’ai suivi. J’ai quitté mon emploi à Angers et en ai trouvé un ici. Je suis coordonnatrice dans un cabinet de relations publiques et de communication. C’est un peu comme une agence de communication sauf qu’on travaille uniquement sur la partie conseil et que le graphisme ou le développement web est sous-traité. Ce n’est pas éloigné du tout de ce que je faisais en France donc je suis très contente et ai encore beaucoup à apprendre du business local !

En résumé, Adrien termine ses études et moi je travaille (heureusement qu’il y en a qui bossent 😉 )

Et dans 2 ans ? … On verra bien !