C’est beau mais c’est froid !

Après le fameux  » c’est bon mais c’est chaud « , on a connu cette semaine le  » c’est beau mais c’est froid « . Une semaine glaciale durant laquelle nous sommes assez peu sortis, sauf hier. Il faisait chaud hier, il faisait -9°C !

Ce sont des paysages et phénomènes très surprenants que nous avons pu admirer durant le passage du vortex polaire qui nous a gelé des pieds à la tête !

Vendredi nous avions trois soleils pour le prix d'un. Phénomène assez rare et méconnu. Il s'agit d'un parhélie. C'est un phénomène qui se produit quand l'air est très chargé en cristaux de glace et quand le soleil est bas sur l'horizon. A ce moment-là, la lumière est réfléchie et forme un halo tout autour du soleil. C'était absolument superbe !

Vendredi nous avions trois soleils pour le prix d’un. Phénomène assez rare et méconnu. Il s’agit d’un parhélie. C’est un phénomène qui se produit quand l’air est très chargé en cristaux de glace et quand le soleil est bas sur l’horizon. A ce moment-là, la lumière est réfléchie et forme un halo tout autour du soleil. C’était absolument superbe !

Brrrr...

Brrrr…

Le barrage hydroélectrique de Sherbrooke tout en fumée au contact du froid, de l'eau, de la glace et tout ça mélangé, quoi !

Le barrage hydroélectrique de Sherbrooke tout en fumée au contact du froid, de l’eau, de la glace et tout ça mélangé, quoi !

Pour la plus "chaude" journée de la semaine, et la plus moche aussi, mais que voulez-vous, on ne peut pas tout avoir, nous sommes allés à North Hatley, petit village près de Sherbrooke au bord du lac Massawippi.

Pour la plus « chaude » journée de la semaine, et la plus moche aussi, mais que voulez-vous, on ne peut pas tout avoir, nous sommes allés à North Hatley, petit village près de Sherbrooke au bord du lac Massawippi.

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Dans sept jours, j’arrête de boire pour 28 jours.

Dans une semaine j’arrêterai de boire de l’alcool pour toute la durée du mois de février, soit 28 jours. Pourquoi ? Pour aider la fondation Jean Lapointe qui effectue de la prévention auprès des jeunes dans la lutte contre l’alcoolisme et la toxicomanie.

L’objectif est simple : faire un don à la fondation (avec tout l’argent économisé par la non-consommation, ça devient facile de trouver quelques deniers à donner !) et participer au défi en remplissant son journal de bord sur la page Facebook de l’évènement. Je vous invite aussi à participer, parce qu’arrêter de boire seule ce n’est pas très drôle, et en plus ça profite à tous !

Je ne pense pas que mon quotidien changera énormément, mais j’ai hâte d’être confrontée aux moments où les conventions veulent que tu prennes un verre pour te mêler à l’ambiance et à la foule présente et devoir justement dire non à ce moment-là. Parce que, quand on y pense, l’alcool est partout et j’ai souvent pensé que pour les personnes dépendantes ce devait être extrêmement rude et courageux de rester sobre tout en souhaitant continuer à avoir une vie sociale. Alors pendant 28 jours, on se met aux côtés des potentiels dépendants et on les encourage !

En plus, pendant le mois de février, les salles de fitness Énergie Cardio au Québec ouvrent leurs portes aux participants du défi tous les jeudis et vendredis de 17 h à la fermeture.

Pas une seule raison de ne pas participer !

À la vôtre !

La nostalgie ridicule

Vous le savez, l’être humain est ainsi fait qu’il se plaint de l’endroit ou des choses qu’il voit tous les jours, mais quand il en est loin, ces éléments lui manquent.

A force de vivre loin de la France, on développe (et dans ce « on » je me permets d’inclure Adrien, ça m’étonnerait qu’il ne soit pas d’accord avec moi) ce que j’appelle des nostalgies ridicules. Des petites choses du quotidien français nous manquent alors même que lorsqu’on les avait encore à proximité, elles nous étaient insignifiantes, parfois même agaçantes. C’est à ce moment-là qu’on se surprend à fantasmer sur une Danette au chocolat, une tablette de chocolat Poulain, une barquette de lardons Fleury-Michon, des galettes toutes faites que tu achètes chez Intermarché… Même ton Intermarché finit par te manquer : celui où tu trouvais de la pâte à tartiner Ovomaltine et du fromage en coupe à 2 euros, celui dans lequel tu avais une carte de fidélité qui t’a permis de t’offrir ton premier gaufrier.

Si un jour on m’avait dit qu’une Danette me ferait rêver ou qu’une barquette de lardons me manquerait, franchement… Et encore, je n’ai pas à me plaindre car au Québec on trouve de tout dans les supermarchés et les produits sont grosso modo très similaires à l’Europe/la France. Facile d’y trouver du pain, de la baguette, du fromage, de l’entrecôte, du Boursin, etc., etc. Il y a des expatriés bien plus à plaindre de ce côté là.

Il se passe aussi parfois des choses complètement contradictoires dans ces nostalgies ridicules. Prenons, par exemple, Paris. J’aime Paris, je trouve que c’est une des plus belles villes du monde et il s’y passe un nombre incroyable de choses que j’ai envie d’y faire chaque semaine. Pour autant je n’avais pas vraiment aimé y vivre durant l’année que j’ai passé là-bas. Et voilà qu’aujourd’hui, après y avoir passé deux jours pour le nouvel an, notre belle capitale me manque. J’aimerais aller m’y promener, y manger, y dormir, y sentir sa frénésie, son stress des heures de pointe, et surtout j’aimerais y profiter de sa façon de vivre : ses cafés, ses restaurants, son architecture, sa nuit animée, sa Tour Eiffel. Voilà. Si on m’avait dit un jour que la Tour Eiffel me manquerait franchement j’aurais cru rêver.

J'ai eu de jolis petits présents souvenirs qui me font passer pour une chauvine au Québec et pour une touriste en France...

J’ai eu de jolis petits présents souvenirs qui me font passer pour une chauvine au Québec et pour une touriste en France…

Adrien dit parfois que les parisiens pur beurre ne cessent de critiquer Paris mais ne peuvent pas concevoir de vivre ailleurs. Peut-être que je suis une vraie française, du coup. Des fois, France, je te trouve un peu agaçante, mais je ne peux pas vivre sans toi.

Apprendre à s’en foutre.

Je ne vous rabâcherai pas les oreilles avec l’affaire François Hollande / Julie Gayet. Mais j’aimerais profiter de l’actualité pour rédiger ce billet sur ce que j’apprends aux côtés d’une autre culture chaque jour. J’ai la chance de venir d’un pays que j’aime infiniment, qui m’a énormément apporté et qui m’apportera encore beaucoup. Ce billet n’est en rien une critique de mon pays, simplement un regard sur ce que je peux en apprendre ou en comprendre, vu d’ailleurs.

J’ai la chance actuellement de vivre dans un autre pays ou plutôt une province (le Québec) où les relations hommes-femmes sont égales. J’entends par là, vraiment égales. Les québécoises gagnent comme les québécois, les québécoises P-D-G sont sûres d’elles-mêmes, les québécoises ne prennent plus le nom de leur mari depuis belle lurette et le mariage est, au Québec, de moins en moins répandu car ici, pas besoin de se passer la bague au doigt pour être considéré, aux yeux de tous et de la loi, comme un couple uni et officiel. (Et aussi bonjour les frais d’avocats en cas de divorce) Loin de moi l’idée de critiquer le mariage soit dit en passant.

Alors forcément, quand on évoque les love-affairs à la française, ici, ça suscite de l’incompréhension. Mais aussi et surtout, ça suscite du « ben là, on s’en sacre-tu d’avec qui il couche le président ?! » autrement dit « on s’en tape de cette affaire ». Et c’est ce que j’ai envie d’en retenir de cette histoire d’amour, de fesses, de passion, d’amourette ou que sais-je encore, entre notre président et une actrice. Il serait dans la lignée de nos Mitterrand, Sarkozy, Chirac et consorts, notre président ? Je ne sais pas. N’est-ce pas plutôt la fonction qui veut ça ? La personnalité ? L’abnégation, le sacrifice ? Les hommes politique et les hommes de pouvoir sont, avant tout, des hommes qui vivent tout à 200 000 à l’heure, qui perçoivent ce que la plupart ne perçoit pas, qui possèdent une sensibilité hors-du-commun, une énergie inhumaine et qui vivent pour leur passion : la politique; mais aussi pour leurs passions, au pluriel. Je n’excuse rien, je ne justifie rien. Je dis juste que j’aimerais qu’on arrive à s’en foutre de qui couche avec qui. J’aimerais que les cabrioles du président ne nous intéressent pas plus que la nouvelle tapisserie du voisin ou la nouvelle machine à laver Whirlpool. (Et je suis sûre qu’il y en a qui s’en foutent déjà.)

J’aimerais aussi revenir dans mon pays avec cet apprentissage de relations hommes-femmes égalitaires et sereines. J’aimerais qu’on ne me traite pas de « chienne de garde » si je décide de conserver mon nom de famille après mon mariage et qu’on ne me perçoive pas comme excentrique si ma robe de mariée est rose, rouge, noire ou bien si c’est un pantalon que je porte ce jour-là.

J’aimerais que la vie de chacun reste à sa place, et que, dans une certaine mesure, tout le monde se foute la paix.

La ripade

Pas plus tard que jeudi, je vous annonçais que nous avions une bonne étoile au dessus de la tête qui nous faisait échapper à toutes les plus grosses tempêtes hivernales. Bon nombre de mes amis et connaissances ici ont été privés d’électricité pendant 5 jours avant et pendant Noël. Rappelons que le système de chauffage au Québec est principalement électrique et qu’il faisait aux alentours de -15°C à cette période, je vous laisse imaginer le tableau !

Certes nous avons échappé, en 2012, à la tempête de neige du 27 décembre et, en 2013, à la tempête de verglas du 21 décembre. Mais on dirait bien que j’ai parlé un peu trop vite et que ça s’est retourné contre moi. Pas plus tard que ce matin, je me prépare pour aller à la gym située à 10 minutes en voiture de chez moi. Je vois bien que le parking et les allées sont gelées mais comme c’est déjà le cas depuis plusieurs semaines, je prends tout de même ma voiture. Après même pas 100 m, ma voiture glisse sur la route qui descend de chez moi, se met en travers du chemin et dérape sans que je puisse faire quoi que ce soit. A cet instant, on pense à tout un tas de choses dramatiques sauf à appuyer sur le frein. Heureusement cet instant ne dure pas très longtemps et très vite l’instinct de freinage revient ! Ouf ! Plus de peur que de mal. Je me suis donc garée au resto en bas de chez moi en attendant que ça fonde et je suis remontée à pied. Stressée, choquée et pestant contre ce temps de merde !

Tout schuss !

Tout schuss !

Je n’ai pas l’habitude de prendre de bonnes résolutions parce que je trouve que je suis déjà quelqu’un d’assez discipliné comme ça (lol); mais aujourd’hui j’ai décidé qu’à la prochaine annonce de pluie verglaçante ou de tempête de neige, je reste chez moi ou je ne prends que mes pieds pour me déplacer si vraiment il le faut.

Back and white

Me voici de retour au Québec, après deux semaines et demi de vacances dans ma mère-patrie. Adrien y reste jusqu’au 20 janvier. Un mois de vacances durant lequel il aura l’occasion de recharger les batteries et profiter pleinement de sa famille et ses amis.

J’ai eu l’impression, pour ma part, d’avoir parcouru autant de kilomètres une fois en France qu’en traversant l’océan Atlantique. Des vacances marathon pour revoir le plus de monde possible en un laps de temps relativement court : La Rochelle – Rennes – Château-Gontier – Castres – Paris. Ce fût très agréable, comme toujours, trop court, comme toujours, et difficile, comme toujours, de refaire ce long chemin vers l’ouest seule et l’esprit plein de beaux souvenirs. Mais les habitudes reviennent très vite et j’ai eu le plaisir de retrouver Sherbrooke toute blanche et toute gelée. Les parkings et les trottoirs sont, à certains endroits, de véritables patinoires. Si les français ont eu leur tempête Dirk, les sherbrookois ont eu leur tempête de verglas juste avant Noël. Les privant pour certains d’électricité pendant plusieurs jours. C’est donc la deuxième tempête de Noël que nous manquons. Peut-être avons-nous une bonne étoile !

Voici donc quelques photos de ces belles vacances en France auprès des nôtres.

La ville de Castres traversée par l'Agout

La ville de Castres traversée par l’Agout

Castres by night

Castres by night

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Comme j'étais un peu en manque de lacs et de sapins, mon frère m'en a montré quelques uns dans le Tarn.

J’étais un peu en manque de lacs et de sapins, mais ils en ont aussi dans le Tarn, heureusement.

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Cet endroit s'appelle la rivière de rochers, dans le Sidobre. Un bel endroit à visiter en famille !

Cet endroit s’appelle la rivière de rochers, dans le Sidobre. Un bel endroit à visiter en famille !

Direction La Rochelle et son marché très bien décoré.

Direction La Rochelle et son marché très bien décoré.

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Le plein d'embruns à Chatelaillon

Le plein d’embruns à Chatelaillon

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Adrien et ses cheveux longs immortalisés.

Adrien et ses cheveux longs immortalisés.

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J'ai aussi pensé à nos amis québécois !

J’ai aussi pensé à nos amis québécois !

Bonne année 2014 à vous tous ! (merci Delphine pour la photo)

Bonne année 2014 à vous tous !
(merci Delphine pour la photo)