Et alors, cette cabane au Canada ?

Dimanche nous avons encore fait les touristes. Bien que notre tableau des « expériences à vivre au moins une fois dans sa vie au Québec ou au Canada » soit déjà bien rempli, il nous restait à accomplir l’ultime expérience pour tout bon français qui se respecte, j’ai nommé : le tour en chiens de traîneau !

C’est en mode 30 millions d’amis que nous avons découvert, grâce à Aurélie, française elle aussi, un petit coin de nature à l’abri de tout où on peut se promener en traîneau, manger des spécialités québécoises, faire une balade en calèche, jouer dans la neige et marcher dans les bois.

Nos attelages étaient composés de cinq chiens tous plus mignons (et poilus) les uns que les autres. J’étais à deux doigts d’en ramener un à la maison mais j’ai bien fait de les laisser dans le bois car Minouche m’a dit qu’elle n’était pas trop, trop d’accord. Aurélie a conduit le traîneau qui nous suivait. Adrien et moi étions devant, conduits par le propriétaire des chiens, en totale maîtrise de la situation.

Nous étions lestés de notre brunch dominical pris peu avant la promenade en traîneau. Aux fourneaux dans la cabane, c’est Yanick qui cuisine : crêpes, pouding chômeur, œufs, quiche, tarte aux pommes, jambon, saucisse, lard fumé, fèves, omelettes, caramel, confiture, limonade, café, fromages, fruits, tartines, crudités sont au menu de ce gargantuesque brunch. A l’intérieur de la cabane, ça sent le graillon mais qu’est-ce que c’était bon ! Pour 14 $, je n’ai jamais aussi bien mangé le dimanche matin qu’au camp du trappeur. Situé après St Élie, à 40 minutes de Sherbrooke, ce refuge aux allures de coin de paradis vaut vraiment le détour.

Les chiens sont heureux et visiblement bien nourris. Le tour de 25 minutes en traîneau nous a convaincus de revenir une prochaine fois pour tenter la balade d’une heure.

Voici un avant-goût en vidéo :

http://youtu.be/84JeiTeg_so

Puis les photos (c’est pris avec un iPhone, hein, vous nous excuserez) :

Aurélie et Yoan en pleine préparation !

Aurélie et Yoann en pleine préparation !

Il est pas trognon le petit toutou du fond qui tourne la tête ?!

Il est pas trognon le petit toutou du fond qui tourne la tête ?!

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Les ti toutous sont incroyablement bien dressés. Tu leur dis "ah" ils tournent à gauche, "dji" ils tournent à droite. S'ils se plantent, tu leur dis : "non, tout droit" et ils s'exécutent. Pas du genre à te dire "ben si, tu vois bien que c'est à gauche ?", "mais non t'es nul, je te dis que c'est tout droit, tu sais pas lire une carte ou quoi ?!"

Les ti toutous sont incroyablement bien dressés. Tu leur dis « ah » ils tournent à gauche, « dji » ils tournent à droite. S’ils se plantent, tu leur dis : « non, tout droit » et ils s’exécutent. Pas du genre à te dire « ben si, tu vois bien que c’est à gauche ? », « mais non t’es nul, je te dis que c’est tout droit, tu sais pas lire une carte ou quoi ?! »

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Ski by night

Samedi soir, direction les pistes pour la nocturne de Ski Bromont, une station située à environ 45 minutes de Sherbrooke.

Tous les quinze jours, la station ouvre ses portes le samedi soir pour la soirée nuit blanche. Il est alors possible de skier de 19 h à 2 h dans toute la station éclairée et animée par un DJ.

Les conditions de neige étaient idéales car nous avons eu droit à une belle tempête de neige vendredi. Elle a laissé une jolie poudreuse sur l’ensemble des pistes. La station semble être un peu victime du succès de ces soirées puisque nous avons mis environ une heure et demie à louer notre matériel et prendre notre forfait.

C’est un mal pour un bien car skier la nuit est vraiment très agréable (bien sûr si on a des chaufferettes, c’est encore mieux)

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Des nouvelles de Minouche, en manque de vitamine D

Miaou les copains,

faut que je vous dise, je crois que je fais une dépression saisonnière. Je manque cruellement de vitamine D, et pourtant y’en a plein dans mes croquettes ! C’est très sérieux comme truc, il paraît que ça arrive soit chez les animaux âgés, les animaux contraints de rester en intérieur ou aussi chez les animaux qui vivent dans des pays nordiques. On leur conseille de s’exposer au moins trente minutes à la lumière naturelle. Mais pour moi, trente minutes à – 15 degrés, c’est pas la peine d’essayer. Deux minutes c’est mon maximum ! En fait, depuis quelques mois, je ne sors plus beaucoup. C’est pas l’envie qui manque, hein ! Mais croyez-moi, mes petits coussinets sur la neige ça ne le fait pas du tout. J’ai beau avoir doublé de volume avec mon surplus de poils, dès que le thermomètre passe sous la barre du – 5 degrés, hors de question que je mette la truffe dehors. Je tiens à ma survie moi ! Et puis faut pas oublier que j’ai été élevée à Paris.

Du coup, je suis un peu déprimée vous comprenez. Plus de chasse, plus de roulades dans la pelouse, plus de bronzage sur la terrasse et plus de promenades nocturnes, ça me donne le cafard ! J’ai plus envie de rien de ce temps-là moi. Alors du coup j’hiberne.

Pour contrer le froid j'ai ma technique : le roulé-boulé.

Pour contrer le froid j’ai ma technique : le roulé-boulé.

Comme ça, à défaut de perdre mon gras, je gagne au moins en souplesse.

Comme ça, à défaut de perdre mon gras, je gagne au moins en souplesse.

Mon papa a bien compris que je déprimais, heureusement il est là pour me soutenir moralement dans cette dure période pendant laquelle je suis contrainte d'hiberner.

Mon papa a bien compris que je déprimais, heureusement il est là pour me soutenir moralement dans cette dure période pendant laquelle je suis contrainte d’hiberner.

Et sinon, à quoi t’occupes ton hiver ?

Faut dire ce qui est, parfois l’hiver au Québec on a un peu la flemme de tout. Sortir les poubelles parce qu’il faut mettre son manteau et son bonnet avant d’y aller, aller faire des courses parce qu’il faut avant tout déneiger la voiture avant d’y aller, faire un jogging parce que par -15°C ressenti – 23°C ça s’avère long et pénible, et puis sortir tout court : au ciné, au resto, au bar, se promener, etc. Rajoutons à cela la nuit tombante ou tombée (en décembre, par exemple) vers 16 h et la flemme atteint son paroxysme. Donc je dirais que ce séjour au Québec nous a permis de tester notre capacité de lutte contre la flemme et ça déjà, c’est une excellente chose. Je vous rassure, nos poubelles sont sorties, on a à manger dans le frigo la plupart du temps et on n’a pas fait hausser notre taux de cholestérol en restant devant la télé à manger des biscuits.

La lutte anti-flemme nous a même poussés à aller faire du ski samedi dernier à la station du Mont-Orford située à 30 minutes de Sherbrooke. Et avoir les pistes si près de chez soi, c’est un vrai bonheur qui compense la rudesse de l’hiver ! (j’ai vérifié sur Wikipédia, ça se dit bien « rudesse »)

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