Oh la belle bleue !

Pour le deuxième long week-end (merci les jours fériés) avec mes parents, j’avais envie de les dépayser un peu et de leur faire prendre le large. C’était aussi l’occasion pour Adrien et moi de sortir des sentiers battus. Alors nous avons pris notre petite auto rouge et roulé 6 h vers le nord pour arriver à Tadoussac, village très connu de la Côte-Nord et réputé pour ses croisières aux baleines.

Un panneau à Tadoussac indique que sa baie est l’une des 27 plus belles baies du monde. Je ne suis pas certaine de la totale objectivité de ce panneau, mais en tout cas, la baie de Tadoussac est splendide. Jacques Cartier lui même avait été conquis au XVIe siècle. Le charme de ce petit village de 850 habitants ne date donc pas d’hier.

Nous avions loué un petit chalet dans un camping tenu par des suisses. Le samedi matin de notre arrivée nous avons pris un bateau pour aller voir les baleines. Nous avons été très chanceux, une baleine à bosse nommée Tic, Tac, Toe a fait son show. Et vas-y que je saute hors de l’eau, et vas-y que je te fasse coucou avec la nageoire, et vas-y que je me roule sur le dos. C’était très impressionnant de voir cette bête de 25 tonnes s’extirper de l’eau et retomber lourdement dans un gros « splash ». Ses nageoires avec lesquelles elle nous faisait coucou mesurent 5 mètres ! La croisière nous a aussi permis de voir plusieurs rorquals, bélugas et phoques dans un cadre absolument magnifique.

DSC_0142

 
DSC_0148
DSC_0147
DSC_0151
DSC_0811
DSC_0179
DSC_0857
DSC_0209
DSC_0211

Publicités

Boston bis

Pour la troisième fois, mes parents nous rendent visite à Sherbrooke. Un douanier leur a dit :  » ça veut dire qu’on fait du bon boulot si vous revenez !  »

Il faut dire qu’en été, le Québec a tout pour plaire : soleil, chaleur, espaces verdoyants, lacs réchauffés…

Pour le premier long week-end (merci aux jours fériés) passé avec mes parents nous avons délaissé le Québec pour le Massachusetts et avons visité Boston. Ils y étaient déjà allés en 1997, j’avais à peine 10 ans ! L’escapade leur a permis de rafraîchir leurs souvenirs. Boston est la grande ville que j’ai préféré visiter en Amérique du Nord. Son mélange d’architecture, son mix entre ville étudiante et ville active et surtout sa proximité avec la mer lui donnent un charme fou et la rendent très attachante.

Après Boston version mars 2013, voici les photos de Boston version juin 2014.

DSC_0078
DSC_0080
DSC_0084
DSC_0085
DSC_0089
DSC_0098
DSC_0101
DSC_0104
DSC_0115
DSC_0120

Les dessous de Palm Beach

Vous en avez assez de nos photos de lacs et de sapins ? Vous ne pouvez plus voir nos visages pâles et cernés en peinture ? Vous désertez notre blogue qui vous donne envie de vous mettre sous la couette et d’hiberner ? Et bien, aujourd’hui nous devrions avoir quelques photos qui vont vous faire changer d’avis et, peut-être même, vous rendre un peu jaloux !

Il y a deux semaines, nous décollions pour la Floride afin de passer une semaine de vacances au soleil, à la plage avec pour seule ombre celle des palmiers. Ici quand les québécois partent en Floride, à Cuba, à Punta Cana ou autre, ils disent qu’ils « partent dans le sud ». Ça me fait toujours sourire parce que moi j’imagine plutôt Palavas-les-flots, Cassis, Six-Fours ou Bormes-les-mimosas quand on me dit « je vais dans le sud ». Du coup on s’est dit que tant qu’à être sur le continent américain, autant choisir Miami plutôt que Cagnes-sur-mer pour nos vacances.

Suite à un hiver québécois long et frette, suite à un printemps québécois proche de l’hiver français, les agences de voyage ont connu, cette année, un succès fou. Les demandes des clients en manque de vitamine D ont afflué. Tous désireux d’aller recharger leurs batteries au soleil.

La Floride est un endroit dépaysant, aux paysages à la fois magnifiques et artificiels selon l’endroit. Dans cet état américain se concentre une richesse parfois démesurée que l’on constate aisément à la grosseur des maisons, des yachts et des voitures. A la fin de la semaine on ne s’étonne plus de croiser une Porsche ou une Maserati. C’est, d’une part, l’Amérique du rêve, des stars et des buildings en bord de mer. C’est aussi celle du surf, de la douceur de vivre, d’une faune et d’une flore luxuriante.

Nous avons découvert cet endroit avec nos yeux d’européens curieux et constamment surpris de la hauteur des immeubles, de la clarté de l’eau, du nombre de palmiers au mètre carré. Je l’ai aussi découvert avec mes yeux cyniques et mon regard critique envers cette Amérique parfois superficielle, pollueuse, procédurière et inégalitaire. Mais nous avons été ravis de cette semaine pleine de vitamine D et de barbotages !

 

Un lundi au soleil à Delray Beach.

Un lundi au soleil à Delray Beach.

DSC_0416

"Sunshine state" comme devise d'état. Un peu plus véridique que le fameux "live free or die" du New-Hampshire.

« Sunshine state » comme devise d’état. Un peu plus véridique que le fameux « live free or die » du New-Hampshire.

Palm Beach

Palm Beach

DSC_0460

Le musée Flagler, un des pères fondateur de Miami et de Palm Beach. Ex-propriétaire de la Florida East Coast Railway.

DSC_0476

Deerfield beach

DSC_0494

Boynton Beach

DSC_0500

Boynton Beach

DSC_0530

Miami

DSC_0541

Miami

DSC_0546

Miami beach

DSC_0547

Miami beach

DSC_0568

Flamand du zoo de Palm Beach.

DSC_0612

Les américains, seuls capables de te servir du crabe dans du pain à hamburger avec des frites… Mais c’était bon quand même !

DSC_0444DSC_0423 DSC_0440 DSC_0462 DSC_0467 DSC_0469 DSC_0481 DSC_0484 DSC_0488 DSC_0503 DSC_0529 DSC_0549 DSC_0587 DSC_0596 DSC_0600 DSC_0601 DSC_0608

 

 

La fin de semaine au chalet

Habitude très largement répandue au Québec : passer quelques jours, un week-end ou des vacances au chalet. Certains ont des chalets « de famille », légués par les grands-parents ou les parents. D’autres les louent pour deux jours ou plus entre amis ou en famille.

Il y a dix jours nous étions au chalet avec nos amis québécois (et un français !) à Racine, un joli village près de Sherbrooke. C’était l’occasion de tous se retrouver pour passer deux jours ensemble perdus au milieu du bois !

Nous avons pu apprendre les règles du tarot à la québécoise et découvrir la coinche (sorte de belote dont j’ai déjà oublié les règles). Moi qui ne joue jamais, j’ai pu faire le plein de jeux de société et j’ai probablement atteint, en deux jours, mon quota pour un an !

Nous avons également bien mangé et bien bu. Le 28 février à minuit, nous terminions notre défi 28 jours sans alcool relevé avec brio ! (avec qui ?) Nous avons aussi fait une sortie qui s’est avérée chaotique et enneigée pour ceux qui n’avaient pas de raquettes.

Nous avons pu expérimenter le sauna amérindien. Cela consiste à creuser un grand trou dans la neige d’une profondeur d’environ 1m. Il faut ensuite faire chauffer des pierres dans un feu pendant plusieurs heures puis les placer dans un saut (en métal, parce qu’en plastique c’est moins pratique) et se faufiler dans le trou préalablement recouvert d’une bâche. On s’accroupit en maillot dans la neige et on verse de l’eau sur les pierres. Tada ! Ça fait un sauna ! Évidemment, l’épisode de déshabillage et de rhabillage dehors en pleine nuit dans la neige est moins agréable mais l’expérience était très, très chouette et je le referais avec plaisir !

Terminons par un peu de culture générale pour les français qui nous lisent. Il existe au Québec l’expression « sauf une fois au chalet », qui est très connue et répandue. Elle est tirée d’un événement malheureux. Il s’agit d’un homme accusé d’inceste sur ses filles. Au moment de son procès, il avait 93 ans et a déclaré aux médias, à la sortie du tribunal : « je n’ai jamais touché à mes filles, excepté une fois au chalet. » L’expression a alors été reprise et parodiée de très nombreuses fois et fait partie de la culture populaire. Elle est également parfois employée pour faire rire ou pour nier quelque chose en sachant pertinemment que les autres nous savent coupable.

Merci à Mathieu pour les photos.

Un puzzle ou un "casse-tête" comme disent nos amis québécois 1 000 pièces terminé durant le week-end.

Un puzzle ou un « casse-tête » comme disent nos amis québécois 1 000 pièces terminé durant le week-end !

J'ai aussi eu le temps de poursuivre la lecture de mon livre; Chose que je fais malheureusement rarement à la maison.

J’ai aussi eu le temps de poursuivre la lecture de mon livre. Chose que je fais malheureusement rarement à la maison.

Adrien ne sait pas encore que j'ai publié cette photo, il le découvrira un jour. Profitez-en avant qu'il ne la censure ! ;)

Adrien ne sait pas encore que j’ai publié cette photo, il le découvrira un jour. Profitez-en avant qu’il ne la censure ! 😉

Et alors, cette cabane au Canada ?

Dimanche nous avons encore fait les touristes. Bien que notre tableau des « expériences à vivre au moins une fois dans sa vie au Québec ou au Canada » soit déjà bien rempli, il nous restait à accomplir l’ultime expérience pour tout bon français qui se respecte, j’ai nommé : le tour en chiens de traîneau !

C’est en mode 30 millions d’amis que nous avons découvert, grâce à Aurélie, française elle aussi, un petit coin de nature à l’abri de tout où on peut se promener en traîneau, manger des spécialités québécoises, faire une balade en calèche, jouer dans la neige et marcher dans les bois.

Nos attelages étaient composés de cinq chiens tous plus mignons (et poilus) les uns que les autres. J’étais à deux doigts d’en ramener un à la maison mais j’ai bien fait de les laisser dans le bois car Minouche m’a dit qu’elle n’était pas trop, trop d’accord. Aurélie a conduit le traîneau qui nous suivait. Adrien et moi étions devant, conduits par le propriétaire des chiens, en totale maîtrise de la situation.

Nous étions lestés de notre brunch dominical pris peu avant la promenade en traîneau. Aux fourneaux dans la cabane, c’est Yanick qui cuisine : crêpes, pouding chômeur, œufs, quiche, tarte aux pommes, jambon, saucisse, lard fumé, fèves, omelettes, caramel, confiture, limonade, café, fromages, fruits, tartines, crudités sont au menu de ce gargantuesque brunch. A l’intérieur de la cabane, ça sent le graillon mais qu’est-ce que c’était bon ! Pour 14 $, je n’ai jamais aussi bien mangé le dimanche matin qu’au camp du trappeur. Situé après St Élie, à 40 minutes de Sherbrooke, ce refuge aux allures de coin de paradis vaut vraiment le détour.

Les chiens sont heureux et visiblement bien nourris. Le tour de 25 minutes en traîneau nous a convaincus de revenir une prochaine fois pour tenter la balade d’une heure.

Voici un avant-goût en vidéo :

http://youtu.be/84JeiTeg_so

Puis les photos (c’est pris avec un iPhone, hein, vous nous excuserez) :

Aurélie et Yoan en pleine préparation !

Aurélie et Yoann en pleine préparation !

Il est pas trognon le petit toutou du fond qui tourne la tête ?!

Il est pas trognon le petit toutou du fond qui tourne la tête ?!

photo 3
photo 4
photo 5

Les ti toutous sont incroyablement bien dressés. Tu leur dis "ah" ils tournent à gauche, "dji" ils tournent à droite. S'ils se plantent, tu leur dis : "non, tout droit" et ils s'exécutent. Pas du genre à te dire "ben si, tu vois bien que c'est à gauche ?", "mais non t'es nul, je te dis que c'est tout droit, tu sais pas lire une carte ou quoi ?!"

Les ti toutous sont incroyablement bien dressés. Tu leur dis « ah » ils tournent à gauche, « dji » ils tournent à droite. S’ils se plantent, tu leur dis : « non, tout droit » et ils s’exécutent. Pas du genre à te dire « ben si, tu vois bien que c’est à gauche ? », « mais non t’es nul, je te dis que c’est tout droit, tu sais pas lire une carte ou quoi ?! »

Ski by night

Samedi soir, direction les pistes pour la nocturne de Ski Bromont, une station située à environ 45 minutes de Sherbrooke.

Tous les quinze jours, la station ouvre ses portes le samedi soir pour la soirée nuit blanche. Il est alors possible de skier de 19 h à 2 h dans toute la station éclairée et animée par un DJ.

Les conditions de neige étaient idéales car nous avons eu droit à une belle tempête de neige vendredi. Elle a laissé une jolie poudreuse sur l’ensemble des pistes. La station semble être un peu victime du succès de ces soirées puisque nous avons mis environ une heure et demie à louer notre matériel et prendre notre forfait.

C’est un mal pour un bien car skier la nuit est vraiment très agréable (bien sûr si on a des chaufferettes, c’est encore mieux)

photo 2
photo 3
photo 1

Et sinon, à quoi t’occupes ton hiver ?

Faut dire ce qui est, parfois l’hiver au Québec on a un peu la flemme de tout. Sortir les poubelles parce qu’il faut mettre son manteau et son bonnet avant d’y aller, aller faire des courses parce qu’il faut avant tout déneiger la voiture avant d’y aller, faire un jogging parce que par -15°C ressenti – 23°C ça s’avère long et pénible, et puis sortir tout court : au ciné, au resto, au bar, se promener, etc. Rajoutons à cela la nuit tombante ou tombée (en décembre, par exemple) vers 16 h et la flemme atteint son paroxysme. Donc je dirais que ce séjour au Québec nous a permis de tester notre capacité de lutte contre la flemme et ça déjà, c’est une excellente chose. Je vous rassure, nos poubelles sont sorties, on a à manger dans le frigo la plupart du temps et on n’a pas fait hausser notre taux de cholestérol en restant devant la télé à manger des biscuits.

La lutte anti-flemme nous a même poussés à aller faire du ski samedi dernier à la station du Mont-Orford située à 30 minutes de Sherbrooke. Et avoir les pistes si près de chez soi, c’est un vrai bonheur qui compense la rudesse de l’hiver ! (j’ai vérifié sur Wikipédia, ça se dit bien « rudesse »)

IMG_6571
IMG_6566
photo 3
photo 1
photo 5
IMG_6575
IMG_6580
IMG_6572

photo 4