Les dessous de Palm Beach

Vous en avez assez de nos photos de lacs et de sapins ? Vous ne pouvez plus voir nos visages pâles et cernés en peinture ? Vous désertez notre blogue qui vous donne envie de vous mettre sous la couette et d’hiberner ? Et bien, aujourd’hui nous devrions avoir quelques photos qui vont vous faire changer d’avis et, peut-être même, vous rendre un peu jaloux !

Il y a deux semaines, nous décollions pour la Floride afin de passer une semaine de vacances au soleil, à la plage avec pour seule ombre celle des palmiers. Ici quand les québécois partent en Floride, à Cuba, à Punta Cana ou autre, ils disent qu’ils « partent dans le sud ». Ça me fait toujours sourire parce que moi j’imagine plutôt Palavas-les-flots, Cassis, Six-Fours ou Bormes-les-mimosas quand on me dit « je vais dans le sud ». Du coup on s’est dit que tant qu’à être sur le continent américain, autant choisir Miami plutôt que Cagnes-sur-mer pour nos vacances.

Suite à un hiver québécois long et frette, suite à un printemps québécois proche de l’hiver français, les agences de voyage ont connu, cette année, un succès fou. Les demandes des clients en manque de vitamine D ont afflué. Tous désireux d’aller recharger leurs batteries au soleil.

La Floride est un endroit dépaysant, aux paysages à la fois magnifiques et artificiels selon l’endroit. Dans cet état américain se concentre une richesse parfois démesurée que l’on constate aisément à la grosseur des maisons, des yachts et des voitures. A la fin de la semaine on ne s’étonne plus de croiser une Porsche ou une Maserati. C’est, d’une part, l’Amérique du rêve, des stars et des buildings en bord de mer. C’est aussi celle du surf, de la douceur de vivre, d’une faune et d’une flore luxuriante.

Nous avons découvert cet endroit avec nos yeux d’européens curieux et constamment surpris de la hauteur des immeubles, de la clarté de l’eau, du nombre de palmiers au mètre carré. Je l’ai aussi découvert avec mes yeux cyniques et mon regard critique envers cette Amérique parfois superficielle, pollueuse, procédurière et inégalitaire. Mais nous avons été ravis de cette semaine pleine de vitamine D et de barbotages !

 

Un lundi au soleil à Delray Beach.

Un lundi au soleil à Delray Beach.

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"Sunshine state" comme devise d'état. Un peu plus véridique que le fameux "live free or die" du New-Hampshire.

« Sunshine state » comme devise d’état. Un peu plus véridique que le fameux « live free or die » du New-Hampshire.

Palm Beach

Palm Beach

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Le musée Flagler, un des pères fondateur de Miami et de Palm Beach. Ex-propriétaire de la Florida East Coast Railway.

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Deerfield beach

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Boynton Beach

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Boynton Beach

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Miami

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Miami

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Miami beach

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Miami beach

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Flamand du zoo de Palm Beach.

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Les américains, seuls capables de te servir du crabe dans du pain à hamburger avec des frites… Mais c’était bon quand même !

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Sherbrooke-les-flots

Depuis notre arrivée au Québec, nous avons la chance d’expérimenter des activités nouvelles que nous ne pourrons probablement pas reproduire ailleurs. Je pense notamment à la cabane à sucre, au traîneau à chiens, au pelletage de neige, à la tarte au sucre et bien d’autres choses.

Parmi ces activités, on retrouve aussi l’expérience de vivre quatre saisons en quatre jours consécutifs. Voici un résumé de notre semaine :

– lundi : 25 degrés et soleil (été);

– mardi : pluie, grisaille et 10 degrés (automne);

– mercredi : neige, pelletage et – 2 degrés (hiver);

– jeudi : 12 degrés et soleil (printemps).

Le printemps québécois est un peu capricieux. Cette année ne fait pas exception. Les montagnes russes climatiques ainsi que la fonte des glaces mélangée à la pluie ont causé des inondations dans tout le Québec et particulièrement chez nous. Dans le centre-ville de Sherbrooke, il y avait des canards sur la rue King-Ouest : un axe principal et jeudi soir des habitants faisaient du canoë sur la rue des Grandes-fourches habituellement empruntée par les voitures. Une personne a même fait du ski nautique en pleine rue (l’art de voir le bon côté des choses):

http://tvanouvelles.ca/lcn/lebuzz/archives/2014/04/20140415-143447.html

L’est de Sherbrooke était totalement inaccessible si on venait de l’ouest, et vice-versa car la rivière qui « sépare » Sherbrooke en deux avait débordé. Les deux extrémités de la ville étaient coupées par une gigantesque étendue d’eau.

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Parmi les expériences cocasses que je citais plus haut, il y a donc aussi le ski nautique en pleine rue ! À tester ! 😉

S’en aller en élections

Salut à tous,

point trop de nouvelles ces derniers temps. Notre petite routine québécoise a continué. Nous avons le droit à un temps plutôt printanier depuis maintenant 10 jours. Les températures positives sont de retour et la neige a presque complètement fondu en ville. Nous nous sommes exclamés « oh de la pelouse ! »; « oh des vagues sur le lac »; « oh le chant des oiseaux ». Ça fait du bien au moral et aux pommettes qui redeviennent un peu plus roses.
Nous avons eu des dernières semaines fort occupées à suivre l’actualité politique en France et au Québec. Nous avions à la fois un œil sur les tweets du Monde et l’autre sur Radio-Canada. Car, s’il y a eu les municipales et le remaniement ministériel en France, les québécois ont très récemment changé de premier ministre, eux aussi suite au déclenchement d’élections provinciales un an et demi après les dernières.
Ç’a été très intéressant de suivre deux campagnes et surtout deux élections dans deux pays différents en quasi simultané.

Attention, parallèle boiteux : c’était un peu comme quand on suivait les J.O ! Nous encouragions les français ET les canadiens; autant dire qu’on n’a jamais autant été devant la télé qu’à cette période !

Au delà des avis partisans, je voulais revenir sur les principales différences entre les élections au Québec et les élections en France et les choses assez cocasses que j’ai pu observer.

– Une des principales différences est le mode de scrutin. Les québécois ont élu leurs députés en un tour seulement à la suite d’un scrutin uninominal majoritaire;
– Comme il n’y a qu’un tour, le débat électoral télévisé réunit tous les chefs de partis qui, à ma grande surprise, se montrent très disciplinés lors de l’exercice. Débat qui est organisé deux fois : une fois sur la chaîne publique et une autre fois sur la chaîne privée;
– Les québécois votent en cochant une case sur un bulletin regroupant tous les noms et non en mettant un bulletin dans une enveloppe;
– Au Québec, on peut voter une semaine avant, cela s’appelle le vote par anticipation. On n’est jamais à l’abri d’une tempête le jour du « vrai » vote. Il y avait même des bureaux de vote installés dans les universités pour que les étudiants aillent voter;
– Ici, il existe une action qui s’appelle le pointage. On appelle les électeurs pour faire un pointage et connaître qui sera sympathisant, adversaire ou indécis et on rappelle les sympathisants peu avant le vote ainsi que le jour du vote pour leur dire d’aller voter sans toutefois faire de la propagande. Ça en fait des numéros de téléphone à composer;
– Les résultats sont annoncés à partir de 20 h au compte-goutte car tous les bureaux de vote ferment à 20 h. Ce qui rend l’atmosphère encore plus électrique. Pas de grande annonce du résultat provisoire à 20 h comme dans l’hexagone;
– Pour les élections provinciales, le vote a lieu un lundi (du coup cette semaine-là j’ai été décalée d’un jour toute la semaine ayant l’habitude d’avoir des élections le dimanche);
– Il n’y a pas d’isoloir avec un grand rideau dans lequel on s’enferme, juste un petit paravent léger derrière lequel on coche le bulletin de vote;
– Il n’y a pas de panneaux réservés aux affiches électorales. Elles fleurissent donc partout sur les poteaux électriques. Elles doivent être enlevées, au plus tard, 15 jours après le scrutin;
– Le taux de participation des québécois aux élections est bien plus fort qu’en France, et pourtant c’est un lundi. Alors pas d’excuses pour nos chers compatriotes !

Il faut dire que les encouragements sont là. Une pâtisserie de Montréal offrait un beignet gratuit à ceux qui fournissaient une preuve de vote.

J’ai aussi noté quelques expressions particulières comme : « S’en aller en élections », « Partir en élections »; « Le bureau de votation » ou encore « Faire sortir le vote ».

Bon week-end les amis !

Ski de printemps…; ski quand même !

Dernièrement, les stations de ski ont fièrement annoncé l’ouverture de la saison  » ski de printemps « . Pour le moment, nous n’avons pas vraiment pu constater la différence avec le ski d’hiver puisqu’il fait toujours un temps d’hiver…

Samedi dernier, après un long moment d’hésitation : en route pour Bromont ! La visibilité était mauvaise due aux chutes de neige et il y avait quelques bourrasques de vent. Qu’à cela ne tienne, nous avons bravé la météo et sommes allés skier en compagnie de Florentin, Samuel et Clément. Et nous avons bien fait car un tapis de neige fraîchement tombée nous attendait. Un critère important qui nous a fait relativiser le vent glacial qui nous gelait au sommet.

Pendant que les garçons fonçaient dans les sous-bois en quête de sensations fortes (ou de chutes, un des deux), je peaufinais mon godille-style ! Non, ce n’est pas vrai. Mais j’essaie de ne pas être trop ridicule parce que les québécois savent vraiment bien skier. Autant, quand nous skions en France il n’est pas rare de se moquer d’un débutant en chasse-neige pendant qu’on le survole assis peinard sur un télésiège. Autant au Québec je n’ai vu, quasiment, que des gens qui skiaient vite avec les skis tellement collés l’un à l’autre que tu te demandes s’ils ne sont pas l’un SUR l’autre.

Voici donc quelques photos de notre première session ski du printemps. Vous sentez cette petite odeur d’herbe fraîche ? Vous entendez ce doux chant des oiseaux ?! (Parce que nous, non…)

Vue magnifique sur Bromont et ses alentours.

Vue magnifique sur Bromont et ses alentours.


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Nos forfaits allaient jusqu'à 22 h et la station est très bien éclairée la nuit ce qui permet de skier en nocturne.

Nos forfaits allaient jusqu’à 22 h et la station est très bien éclairée la nuit ce qui permet de skier en nocturne.


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Tempête en mars…

… je ne terminerai pas la fin du proverbe ici, il faut surveiller sa e-reputation de nos jours. Si je veux devenir une femme importante un jour, je vais veiller à ne pas trop dire de bêtises sur le web. (Comment ça c’est trop tard ?!)

Alors qu’en France le printemps est arrivé sans crier gare, ici à Sherbrooke et dans tout Québec, nous sommes encore sous la neige. Ce n’est pas rare en mars, ni en avril d’ailleurs. Seule chose surprenante cette année, le froid a été un peu plus vif et persistant qu’à l’habitude.

Trêve de bavardages météorologiques, j’aimerais ici vous faire part de nos plus belles photos de tempête toutes catégories confondues. On est loin des tempêtes de mars 2011 et février 2007. Elles avaient apporté près de 70 cm en 24 h. Vous pouvez donc multiplier par deux la taille des amas de neige sur nos photos pour comprendre ce qui se passe en cas de très forte tempête !

Bon printemps à tous !

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La fin de semaine au chalet

Habitude très largement répandue au Québec : passer quelques jours, un week-end ou des vacances au chalet. Certains ont des chalets « de famille », légués par les grands-parents ou les parents. D’autres les louent pour deux jours ou plus entre amis ou en famille.

Il y a dix jours nous étions au chalet avec nos amis québécois (et un français !) à Racine, un joli village près de Sherbrooke. C’était l’occasion de tous se retrouver pour passer deux jours ensemble perdus au milieu du bois !

Nous avons pu apprendre les règles du tarot à la québécoise et découvrir la coinche (sorte de belote dont j’ai déjà oublié les règles). Moi qui ne joue jamais, j’ai pu faire le plein de jeux de société et j’ai probablement atteint, en deux jours, mon quota pour un an !

Nous avons également bien mangé et bien bu. Le 28 février à minuit, nous terminions notre défi 28 jours sans alcool relevé avec brio ! (avec qui ?) Nous avons aussi fait une sortie qui s’est avérée chaotique et enneigée pour ceux qui n’avaient pas de raquettes.

Nous avons pu expérimenter le sauna amérindien. Cela consiste à creuser un grand trou dans la neige d’une profondeur d’environ 1m. Il faut ensuite faire chauffer des pierres dans un feu pendant plusieurs heures puis les placer dans un saut (en métal, parce qu’en plastique c’est moins pratique) et se faufiler dans le trou préalablement recouvert d’une bâche. On s’accroupit en maillot dans la neige et on verse de l’eau sur les pierres. Tada ! Ça fait un sauna ! Évidemment, l’épisode de déshabillage et de rhabillage dehors en pleine nuit dans la neige est moins agréable mais l’expérience était très, très chouette et je le referais avec plaisir !

Terminons par un peu de culture générale pour les français qui nous lisent. Il existe au Québec l’expression « sauf une fois au chalet », qui est très connue et répandue. Elle est tirée d’un événement malheureux. Il s’agit d’un homme accusé d’inceste sur ses filles. Au moment de son procès, il avait 93 ans et a déclaré aux médias, à la sortie du tribunal : « je n’ai jamais touché à mes filles, excepté une fois au chalet. » L’expression a alors été reprise et parodiée de très nombreuses fois et fait partie de la culture populaire. Elle est également parfois employée pour faire rire ou pour nier quelque chose en sachant pertinemment que les autres nous savent coupable.

Merci à Mathieu pour les photos.

Un puzzle ou un "casse-tête" comme disent nos amis québécois 1 000 pièces terminé durant le week-end.

Un puzzle ou un « casse-tête » comme disent nos amis québécois 1 000 pièces terminé durant le week-end !

J'ai aussi eu le temps de poursuivre la lecture de mon livre; Chose que je fais malheureusement rarement à la maison.

J’ai aussi eu le temps de poursuivre la lecture de mon livre. Chose que je fais malheureusement rarement à la maison.

Adrien ne sait pas encore que j'ai publié cette photo, il le découvrira un jour. Profitez-en avant qu'il ne la censure ! ;)

Adrien ne sait pas encore que j’ai publié cette photo, il le découvrira un jour. Profitez-en avant qu’il ne la censure ! 😉

Et alors, cette cabane au Canada ?

Dimanche nous avons encore fait les touristes. Bien que notre tableau des « expériences à vivre au moins une fois dans sa vie au Québec ou au Canada » soit déjà bien rempli, il nous restait à accomplir l’ultime expérience pour tout bon français qui se respecte, j’ai nommé : le tour en chiens de traîneau !

C’est en mode 30 millions d’amis que nous avons découvert, grâce à Aurélie, française elle aussi, un petit coin de nature à l’abri de tout où on peut se promener en traîneau, manger des spécialités québécoises, faire une balade en calèche, jouer dans la neige et marcher dans les bois.

Nos attelages étaient composés de cinq chiens tous plus mignons (et poilus) les uns que les autres. J’étais à deux doigts d’en ramener un à la maison mais j’ai bien fait de les laisser dans le bois car Minouche m’a dit qu’elle n’était pas trop, trop d’accord. Aurélie a conduit le traîneau qui nous suivait. Adrien et moi étions devant, conduits par le propriétaire des chiens, en totale maîtrise de la situation.

Nous étions lestés de notre brunch dominical pris peu avant la promenade en traîneau. Aux fourneaux dans la cabane, c’est Yanick qui cuisine : crêpes, pouding chômeur, œufs, quiche, tarte aux pommes, jambon, saucisse, lard fumé, fèves, omelettes, caramel, confiture, limonade, café, fromages, fruits, tartines, crudités sont au menu de ce gargantuesque brunch. A l’intérieur de la cabane, ça sent le graillon mais qu’est-ce que c’était bon ! Pour 14 $, je n’ai jamais aussi bien mangé le dimanche matin qu’au camp du trappeur. Situé après St Élie, à 40 minutes de Sherbrooke, ce refuge aux allures de coin de paradis vaut vraiment le détour.

Les chiens sont heureux et visiblement bien nourris. Le tour de 25 minutes en traîneau nous a convaincus de revenir une prochaine fois pour tenter la balade d’une heure.

Voici un avant-goût en vidéo :

http://youtu.be/84JeiTeg_so

Puis les photos (c’est pris avec un iPhone, hein, vous nous excuserez) :

Aurélie et Yoan en pleine préparation !

Aurélie et Yoann en pleine préparation !

Il est pas trognon le petit toutou du fond qui tourne la tête ?!

Il est pas trognon le petit toutou du fond qui tourne la tête ?!

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Les ti toutous sont incroyablement bien dressés. Tu leur dis "ah" ils tournent à gauche, "dji" ils tournent à droite. S'ils se plantent, tu leur dis : "non, tout droit" et ils s'exécutent. Pas du genre à te dire "ben si, tu vois bien que c'est à gauche ?", "mais non t'es nul, je te dis que c'est tout droit, tu sais pas lire une carte ou quoi ?!"

Les ti toutous sont incroyablement bien dressés. Tu leur dis « ah » ils tournent à gauche, « dji » ils tournent à droite. S’ils se plantent, tu leur dis : « non, tout droit » et ils s’exécutent. Pas du genre à te dire « ben si, tu vois bien que c’est à gauche ? », « mais non t’es nul, je te dis que c’est tout droit, tu sais pas lire une carte ou quoi ?! »